3 mois de prison avec sursis pour avoir violenté son chiot âgé de 3 mois

« Franchement, je ne me souviens pas. J’avais bu des bières et de la vodka… »
La voix quasi inaudible, le jeune homme, poursuivi pour sévices graves et actes de cruauté sur un chiot de 3 mois, peine à trouver les mots pour s’expliquer, hier matin à la barre du tribunal correctionnel de Vienne.

Dans la nuit du 25 juillet dernier, les hurlements d’un chien avaient réveillé les riverains de la rue Avit-Nicolas à Salaise-sur-Sanne. Le jeune homme sera vu en train de traîner son jeune braque par le collier, lui donner des coups de pied, le jeter au sol.  Un « Arrête, tu vas tuer ton chien ! » lancé par un témoin mettra fin à ce que le ministère public qualifie de « déchaînement gratuit ».

« Ce chien a horriblement souffert ! », indique même la présidente d’audience à la lecture du rapport du vétérinaire : retrouvé en état de choc, le chiot souffre de fractures et de fissures osseuses. Un chiot qui a depuis été recueilli par l’association “Stéphane Lamart” qui s’est constituée partie civile, tout comme une seconde association de défense des droits des animaux.  « Un chien, ce n’est pas un être humain, mais un être vivant, un être sensible selon le code.  Ce chien a souffert le martyre et aujourd’hui il continue de boiter », souligne le conseiller des deux associations.

« La famille de mon client a toujours eu des animaux. Il n’est pas sadique envers les animaux, il a seulement un problème d’alcoolisation », assure l’avocat de la défense.
Au final, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, condamnant le jeune homme de 19 ans à 3 mois de prison avec sursis, assorti d’une interdiction de détenir un animal durant 2 ans.  Quant au jeune braque, il lui a été confisqué.

 
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